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L'église de Grangettes, dédiée à
St-Maurice, est érigée sur une butte isolée et comporte un choeur gothique
datant de 1430, une nef et un clocher reconstruits à partir de 1770, suite à
un incendie qui les ravagea un an auparavant.
La dernière restauration de l'édifice,
décidée en 1980, a renouvelé son vitrage et rendu à la voûte de bois son
aspect du XVIIIème siècle. Elle a fourni en outre l'occasion de
transporter de cimetière à l'intérieur de l'église, pour le préserver des
intempéries, le fameux Calvaire de pierre, juché sur une colonne monolithe,
qui est en vénération à Grangettes depuis la fin du Moyen Age. C'est cette
pièce majeure qui commanda le thème des vitraux dont la réalisation à été
confiée à Anselmo Francesconi (1984) (verrier Michel Eltschinger), soit les
scènes douloureuses de la passion du Christ qui culmine à la Crucifixion,
représentée dans le groupe lapidaire, au centre de la nef.
Ces vitraux - les premiers conçus par
Anselmo - se distinguent par un dessin très poussé où les plombs définissent
toujours la forme, un coloris nuancé et une sensibilité sans complaisance.
D'autre part, le style expressionniste dont il fait usage rend poignantes
les scènes décrites. Sur le plan technique, la multiplicité des morceaux de
petit calibre entraînerait une difficulté d'exécution inhabituelle.
Les vitraux du choeur, réalisés dans une
seconde étape (1985-1986), représentent le couronnement de la vierge, ainsi
qu'une Vierge de pitié. |
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